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L’apprentissage a été, ces dernières années, le levier privilégié des dirigeants pour renforcer leurs équipes à moindre coût. Cependant, le paysage change radicalement au 1er janvier 2026. Entre la baisse des montants et l’exclusion des diplômes du supérieur, les règles du jeu ne sont plus les mêmes pour les entreprises.
1. Le recentrage des aides sur les niveaux Bac et infra
C’est la nouvelle majeure de ce début d’année : l’aide à l’apprentissage devient sélective. Alors qu’elle concernait auparavant une large palette de diplômes, elle se concentre désormais sur les premiers niveaux de qualification.
Désormais, pour les contrats conclus à partir du 1er janvier 2026, l’aide n’est versée que pour l’embauche d’un apprenti préparant un diplôme de niveau inférieur ou égal au baccalauréat (Niveau 4).
En clair : Si vous recrutez un apprenti en Licence ou en Master, vous ne percevrez plus l’aide forfaitaire de l’État. Cette mesure s’inscrit dans une tendance de durcissement entamée il y a quelques mois, notamment avec la baisse des exonérations de cotisations pour les apprentis déjà constatée l’année dernière.
2. Montants 2026 : Ce qu’il faut retenir
Dans l’attente du décret final lié à la Loi de Finances 2026, le Ministère du Travail a fixé les nouveaux plafonds. Contrairement aux années précédentes où l’aide était de 6 000 €, elle est désormais modulée :
- 5 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariés ;
- 6 000 € pour le recrutement d’un apprenti en situation de handicap.
À noter : Cette aide n’est versée que pour la première année d’exécution du contrat. Pour les dirigeants qui franchissent le pas pour la première fois, nous vous conseillons d’écouter notre Podcast RH : comment réussir son premier recrutement afin d’éviter les erreurs classiques d’intégration.
3. Comment calculer le salaire de votre apprenti ?
Malgré la baisse des aides, la rémunération reste basée sur un pourcentage du SMIC (ou du minimum conventionnel). Ce coût doit être anticipé dans votre trésorerie, car il évolue selon l’âge et l’ancienneté de l’apprenti.
Voici un rappel des taux applicables (base SMIC) :
| Âge de l’apprenti | 1ère année | 2ème année | 3ème année |
|---|---|---|---|
| – de 18 ans | 27 % | 39 % | 55 % |
| 18 à 20 ans | 43 % | 51 % | 67 % |
| 21 à 25 ans | 53 % | 61 % | 78 % |
| 26 ans et plus | 100 %* | 100 %* | 100 %* |
4. Quel impact sur votre stratégie de recrutement ?
Pour les TPE et PME, ce changement de paradigme impose une réflexion sur la gestion de la masse salariale. Le coût de revient d’un alternant en Master devient désormais plus élevé pour l’employeur.
Une analyse de votre optimisation sociale et gestion de la paie est indispensable afin d’arbitrer entre les différents types de contrats disponibles.
L’avis de l’expert Terre d’Entrepreneurs
Ces mesures ne sont pas rétroactives : elles s’appliquent uniquement aux contrats signés depuis le 1er janvier. Pour vos futurs projets, nous vous conseillons d’intégrer ces nouveaux paramètres dans votre stratégie et développement d’activité.
Nos équipes de proximité sont à votre disposition pour réaliser vos simulations de coût et sécuriser vos contrats :